Cadre organisationnel
La FAO, ou Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture, déploie des initiatives alignées sur le Cadre de Programmation par Pays (CPP) pour une durée de cinq ans (2025-2029), fondées sur des collaborations innovantes englobant les politiques, les programmes et les investissements. Le CPP du Sénégal construit les liens de coopération entre le gouvernement sénégalais et la FAO. Ce dernier se structure autour des priorités de progrès du gouvernement sénégalais, de l’Agenda 2030 pour les Objectifs de développement durable (ODD) et des objectifs stratégiques de la FAO. Il est aussi en accord avec le Cadre de Partenariat des Nations Unies pour l’Aide au Développement.Les progrès atteints grâce à l’appui de la FAO requièrent une collaboration des institutions nationales (ministères sectoriels, agences, Organisations de Producteurs, etc.) et partenaires au développement dans la mise en œuvre de programmes et projets sur financement de l’Organisation (fonds réguliers) et de partenaires bilatéraux et multilatéraux.
Dans le cadre de la mise de son portefeuille de projets, la FAO compte appuyer le programme intégrateur de l’Agence Sénégalaise de Reforestation et de la Grande Muraille verte (ASERGMV) à travers ce projet intitulé intitulé « Scaling-Up Resilience in Africa’s Great Green Wall » (SURAGGWA). Ce projet est mis en œuvre au Sénégal et dans 7 autres pays sur le tracé de la grande muraille verte avec un financement du Fonds Vert Climat (FVC) pour:
- Développer les pratiques réussies de restauration des terres en utilisant une diversité d’espèces indigènes pour augmenter la résilience des moyens de subsistance tout en séquestrant le carbone ;
- Développer des chaînes de valeur pour les produits forestiers non ligneux (y compris le fourrage) résistants au climat et à faible taux d’émission, afin de soutenir les moyens de subsistance et la sécurité alimentaire des communautés vulnérables ;
- Renforcer les institutions nationales et régionales de la Grande Muraille verte pour assurer la durabilité des interventions.
- Renforcer la capacité des institutions régionales et nationales de la Grande Muraille verte à coordonner la mise en œuvre des investissements de restauration, à suivre les résultats de la restauration et à mobiliser des ressources supplémentaires, notamment en s’engageant dans les mécanismes de financement de l’adaptation au changement climatique et de l’atténuation de ses effets.
Position hiérarchique
Le/la Spécialiste national(e) en écologie et en suivi-évaluation (CIU)Travaillera sous la supervision générale du Représentant de la FAO au Sénégal, sous la supervision directe de l’Assistant au Représentant de la FAO chargé de Programme et sous la supervision technique du Coordonnateur National technique du projet en étroite collaboration avec le responsable régional en suivi écologique.
Le/la titulaire travaillera également en étroite collaboration avec les partenaires concernés du gouvernement du Sénégal au ministère de l’Environnement et de la Transition Ecologique (METE), notamment l’Autorité Nationale Désignée (AND) du Fonds Vert Climat et le Directeur Général de l’Agence Sénégalaise de Reforestation et de la Grande Muraille verte (ASERGMV).
Tâches et responsabilités
- Établissement de la situation de référence et diagnostics
- Réaliser la cartographie satellite de référence (indice de végétation NDVI, couverture végétale, occupation des sols) de chaque site sénégalais sélectionné, avant toute intervention mécanisée ou plantation.
- Contribuer à la caractérisation biophysique initiale des sites (état de dégradation, potentiel de restauration) en appui à la sélection et à la priorisation des sites d’intervention.
- Réaliser l’estimation de la séquestration de carbone à l’aide de l’outil EX-ACT des sites à restaurer.
- Documenter la méthodologie de référence (sources satellitaires, protocoles, résolution) de façon reproductible pour les cycles de mesure ultérieurs.
Suivi biophysique par SIG et télédétection
- Superviser et contrôler la qualité des données de suivi des superficies restaurées et plantées remontées mensuellement par les techniciens villageois et les agents de la CIU.
- Appuyer la formation et l’encadrement technique des techniciens villageois à la collecte de données de terrain géoréférencées, y compris à l’utilisation d’outils numériques (KoboToolBox, application mobile de suivi de la restauration de la GMV, Collect Earth).
- Alimenter le tableau de bord opérationnel de la CIU avec les indicateurs biophysiques de produit, en continu.
- Gestion de la qualité des données et des systèmes d’information
- Conduire les réévaluations périodiques du NDVI et de la couverture végétale par télédétection, en comparaison avec la situation de référence, en mobilisant notamment la plateforme SEPAL de la FAO.
- Réaliser l’estimation annuelle de la séquestration de carbone à l’aide de l’outil EX-ACT, sur la base des superficies effectivement restaurées et entretenues.
- Organiser et conduire des missions de vérification sur un échantillon représentatif de sites, afin de corroborer les données satellitaires et de contrôler la survie et la croissance des plantations.
- Identifier et documenter les écarts entre données satellitaires et réalités de terrain, et proposer des mesures correctives.
Suivi carbone et reporting des résultats
- Fournir les données et analyses biophysiques géoréférencées nécessaires à l’évaluation biennale des résultats du programme.
- Produire les rapports techniques, documenter les résultats et les leçons apprises, et contribuer à la capitalisation, à la diffusion et à la communication des bonnes pratiques du projet.
- Contribuer à l’élaboration des rapports techniques et à la communication des résultats auprès des parties prenantes et des bailleurs.
- Développer, opérationnaliser et maintenir un système intégré de suivi-évaluation couvrant les indicateurs biophysiques, socio-économiques, environnementaux et de résilience climatique.
- Contribuer à la préparation des évaluations à mi-parcours (année 5) et finale (année 10) pour l’ensemble des indicateurs biophysiques du cadre logique.
- Appuyer le suivi du carbone post-programme jusqu’à l’année 20, en lien avec les institutions nationales de la Grande Muraille Verte appelées à prendre le relais après la clôture.
- Formation, accompagnement et capitalisation
- Former et accompagner les techniciens villageois, services techniques, collectivités, organisations communautaires et partenaires sur les techniques de restauration écologique, la collecte de données et le suivi participatif.
- Concevoir et proposer des approches de restauration écologique adaptées aux contextes biophysiques, écologiques et socio-économiques des zones d’intervention.
Coordination technique et harmonisation régionale
- Contribuer à la mise en place et à l’alimentation régulière de la base de données nationale de suivi écologique du programme.
- Assurer la remontée fiable et documentée des données vers la PMU régionale, avec un moyen de vérification clairement identifié pour chaque indicateur biophysique dont il/elle est responsable.
- Participer aux missions de supervision conjointes FAO/ASRGMV/partenaires et aux réunions du Comité de pilotage national, en tant que référent technique sur les questions de suivi écologique.
- Assurer la cohérence méthodologique avec les autres pays du programme et contribuer, le cas échéant, aux échanges d’apprentissage régionaux (Composante 3, appui de la Pan-African Agency for the Great Green Wall).
- Superviser les études de base et les diagnostics écologiques des sites dégradés pour orienter les choix techniques de restauration.
- Documenter les résultats, les leçons apprises et les bonnes pratiques pour faciliter la capitalisation, la diffusion et la réplication des interventions réussies.
Les candidatures seront examinées en regard des critères suivants :
- Conditions minimales à remplir
- Diplôme universitaire (Bac+5 minimum) en écologie, sciences de l’environnement, agronomie, foresterie, géographie, télédétection/SIG, agronomie, gestion des ressources naturelles, statistique, data science ou domaine similaire ou tous autres diplômes universitaires équivalents
- Au moins dix ans d’expérience pertinente sur les sciences environnementales
- Connaissance courante du français et connaissance moyenne en anglais (niveau B)
- Nationalité sénégalaise
Compétences de base exigées par la FAO
- Être axé sur les résultats
- Avoir l’esprit d’équipe
- Savoir communiquer
- Établir des relations constructives
- Partage des connaissances et amélioration continue
Aptitudes techniques/fonctionnelles
- Expérience professionnelle dans plusieurs lieux ou domaines de travail, en particulier dans des postes sur le terrain.
- Connaissance pratique des systèmes d’information géographique (SIG), de la télédétection et de l’analyse de données géospatiales, y compris le traitement et l’interprétation d’images satellitaires, l’analyse spatiale et la production de cartographies thématiques ;
- Connaissance pratique des logiciels de collecte, de gestion et d’analyse des données, notamment KoboToolbox, R, Python ou équivalent ;
- Capacité avérée à planifier, concevoir et mettre en œuvre des activités sur la restauration des terres dégradées, les systèmes alimentaires territoriaux ;
- Étendue et pertinence de l’expérience ou des connaissances sur les mécanismes gouvernementaux de coordination pour encourager la cohérence et les synergies dans les initiatives et les projets ;
- Étendue et pertinence de l’expérience dans la mobilisation des ministères sectoriels pour la mise en œuvre des initiatives de la FAO, notamment sur les changements climatiques, la gestion durable des terres
Pour postuler à cette offre d’emploi veuillez visiter jobs.fao.org.